La « planification écologique », est un des points de programme du Front de Gauche : « l’Humain d’abord ».
Expression abstraite ... la « planification écologique » : qu’ès aco ? ...
Avant l’écoute collective de « l’audit » de JL Mélenchon devant FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT (fédération de 3000 associations autour de l’écologie), Didier suscitait une parenthèse (utile) à la « représentation » des mots clefs utilisés dans l’intervention du candidat du Front de Gauche. Ainsi : écologie politique ... de gauche, intérêt général humain, rupture avec le productivisme, planification écologique en termes d’autonomie, de relocalisation, de souveraineté, de ré industrialisation, scénario négawatt, et, plus globalement, l’Humain d’abord, quelle demande, quels besoins ? mais surtout, quelles solutions ?
L’intervention de JL Mélenchon est une proposition au « ressourcement » dont le seul écho est l’intérêt général humain. Comment en finir avec le « productivisme » comme seul moment de pensée de la gauche traditionnelle ?
Comment reconstruire une vision du monde à partir d’une société dévastée par le libéralisme et le capitalisme. La planification écologique s’inscrit en une manière incitatrice de venir à la rescousse politique de la lutte contre le libéralisme. Ne plus produire n’importe quoi, n’importe comment. Partir de la demande politique de progrès humain. Introduire le cycle long dans la gestion publique en rupture avec le cycle court d’inspiration libérale. Tourner le dos au consumérisme aveugle. Moins de biens, plus de liens.
En creux, le choix du cycle long pose les questions sociétales de l’autonomie et de la souveraineté dont la souveraineté alimentaire. Celle-ci induit elle-même le modèle agricole. L’actuelle financiarisation de l’agriculture va jusqu’à proposer la marchandisation de la « brevabilité » du vivant et la propriété privée du devenir des semences !!! Le capitalisme vert, incompatible avec le cycle long, ne sortira pas du productivisme.
Ainsi le Front de Gauche repense sa participation au bien commun et à l’intérêt général humain. Le retour à une agriculture paysanne raisonnée fondée sur les circuits courts de consommation participe à cet objectif. Le consumérisme alimentaire éclairé pose positivement la question du pouvoir d’achat : « la bonne paye de l’ouvrier finira par être la bonne paye du paysan ».
A la problématique sociétale de l’autonomie, se pose très vite la question de la transition du modèle énergétique dont dépend l’industrie. Sortir des énergies carbonées invite l’intelligence humaine à un défi majeur. Outre l’inévitable débat « argumenté et éclairé » sur l’énergie nucléaire, se posent, à travers le cycle de la vie du produit (gestation, vie, mort, recyclage), les questions de la conception des produits, de leur obsolescence programmée, de leur production, de leur transport, du lieu de leur production, des conditions salariales de cette production, des conditions du recyclage de ce produit devenu déchet, des objectifs de l’action publicitaire ...
Désormais un lien entre le social et l’environnemental exige qu’aux clauses techniques et économiques ordinaires triomphent des clauses sociales, indissociables des clauses environnementales.
Le terme de planification écologique vise à politiser le débat environnemental et à l’articuler autour des enjeux sociaux.
Cette démarche sous tend l’émergence des questions d’une autre démocratie sociale, d’un autre contrôle des aides publiques, bref, s’inscrit en cohérence avec les autres points de programme du Front de Gauche : « l’Humain d’abord ».
Le débat a été dense, les échanges spontanés, respectueux et courtois : un réel temps fort, riche et réussi d’éducation populaire.
La relance du débat était alimentée par l’intervention très documentée de Florian à propos des « ondes pulsées » de la téléphonie mobile. Sans vergogne, plutôt que de multiplier de petits équipements dont la puissance d’émission serait sans danger pour la santé, les opérateurs installent des antennes relais dont la puissance des émissions est plus de cinquante fois supérieure au seuil déclaré sans danger ! Tout cela en toute impunité et en dehors de tout processus démocratique. Marchandisation, fric prioritaire pour le « privé », déficit de santé pour « l’humain d’abord » puis pour la collectivité ?
Bravo Didier, bravo Florian : vous étiez bien là dans un rôle de porteur d’alerte !
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