L’accueil : « une merveille ! ».
Soixante dix participants-es, demandeurs-es, studieux-ses, attentifs-ives.
L’instant du « débat citoyen », Mireille BRUYERE, « économiste atterrée », mots simples et graphiques ad ‘hoc, transforme la Bourse de Travail de Cahors en espace d’université populaire.
Mireille déroule son exposé : « ... épuisement de la croissance ... état providence, plein emploi ... demande sociale et service publics ... baisse de rentabilité du capital ... » tout participe à l’affaiblissement et la remise en cause du capitalisme. En réaction le libéralisme dur réoriente sa stratégie : rétablir le profit !
Recettes historiques : financiariser l’économie, mondialiser les échanges, organiser la libre circulation des capitaux, développer l’espace marchand (marchandiser), libérer le système bancaire, orienter les états à se financer sur les marchés financiers, réorienter la valeur ajoutée du travail vers les dividendes des actionnaires et baisser la part salariale, réduire le non marchand et privatiser les services publics.
Alors, le pouvoir du marché transforme le pouvoir politique. Le pouvoir politique financier l’emporte sur le pouvoir politique démocratique.
Conséquences : société sans croissance, dérèglementation accrue, régression sociale, accroissement des inégalités, croissance du chômage ... la dette s’installe.
Le pouvoir du marché se dresse en pouvoir de domination. Les riches deviennent plus riches. Les écarts de revenus se comparent en « années smic ». Par plans de rigueur interposés et austérité accrue, le capitalisme financier fait payer le plus grand nombre.
Mireille affirme : la récession n’est pas la solution à la sortie de crise ; l’exemple grec est là pour soutenir cette affirmation. Contre l’emprise des marchés financiers, elle suggère quelques pistes autour de la réorientation du pouvoir des banques, la BCE, des banques au rayon d’action plus local sous réelle tutelle démocratique. Elle évoque la création d’un pôle financier public doté d’une nouvelle mission de service public du crédit et de l’épargne au service de l’emploi, de la formation, de la croissance réelle et de préservation de l’environnement. Les salariés et les usagers y disposeraient de droits nouveaux.
Plus fondamentalement, Mireille critique la crise de la pensée économique enlisée dans la « pensée unique » entretenue par une trentaine de « chiens de garde ». Leur clameur : il n’y a pas d’alternative au capitalisme !
« Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale », « Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers » deux points du programme du Front de Gauche, non démentis par l’économiste Mireille BRUYERE.
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